Jens Ultrich, un jeune et prometteur photographe allemand, s'est employé à retoucher des photos en noir et blanc, illustrant des scènes quotidiennes en Afrique. Remplaçant les visages par des masques africains, prélevés dans des catalogues d'art, et présentant des montages sur des cartons en taille-douce, il incite à diverses réflexions.
Notemment d'ordre poétique, la réalité devenant inquiétante ou mystérieuse dès lors que les hommes y apparaissent sans expression, en quelque sorte déshumanisés. Mais également d'orde politique, relativement à l'Afrique et cette mysère, au rebourg des oeuvrs d'art, que les occidentaux s'appliquent à ne pas voir. En somme , Jens Ulrich incline à envisager différemment ces artefacts, hors de leur contexte, ailleur, donc que les cimaises d'un musée. |