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Livre Art 

 

Max Ernst était un peintre allemand (ou franco-allemand pour certains) de la mouvance dada, surréaliste puis pataphysique. Max Ernst est né à Brühl, en Allemagne. En 1909, il commence à étudier la philosophie à l'université de Bonn, mais il abandonne rapidement les cours pour se consacrer à son intérêt pour l'art. En 1913, il rencontre Guillaume Apollinaire et Robert Delaunay et part pour Paris, rejoignant à Montparnasse des artistes venant des quatre coins du globe. En 1918, il épouse Luise Straus, historienne d'art. Leur relation tumultueuse ne tiendra pas. L'année suivante, il rend visite à Paul Klee et crée ses premières peintures, impressions à la main et collages ; il expérimente différents supports et matériaux. Durant la Première Guerre mondiale, il sert dans l'armée allemande. Après celle-ci, rempli de nouvelles idées, il fonde avec Jean Arp et l'activiste social Alfred Grunwald le groupe dada de Cologne mais deux ans plus tard, en 1922, il retourne à la communauté d'artistes de Montparnasse à Paris.

Les collages frottages de Max Ernst D après article le Monde  Philippe Dagen

Max Ernst invente en 1925 le frottage où il griffonne avec une mine de crayon à papier sur une feuille posée sur une surface quelconque (parquet ou autre texture). Il fait apparaître des figures plus ou moins imaginaires. Elle n'est pas sans similitide avec à l'écriture automatique des écrivains surréalistes qu'il connaissant comme Paul Eluard et André Breton . Avec l'aide de d'autres artiste , Max Ernst se lance dans l'élaboration d'une nouvelle technique, le grattage où il gratte le pigment de la toile.

Ay château près de Piacenza, en 1933, en Italie Max Ernst durant trois semaines, dans un château près de Piacenza, il assemble 182 collages,

Les planches illustrés français de la fin du XIXe siècle en noir et blanc sont pour lui comme une matière inépuisables. Iil en prépare la publication en cinq volumes, qui paraissent d'avril à septembre 1934 aux éditions de la galerie Jeanne Bucher.
Le titre de ce roman graphique est Une semaine de bonté ou les sept éléments capitaux.

Il est divisé en journées de la semaine, chacune caractérisée par une passion différente et par un élément - l'eau, l'air. L'onirisme le plus bizarre s'y donne libre cours, traversé par des symboles.


'Une semaine de bonté est l'une des créations majeures du surréalisme. Mais, la consultation des collages originaux, on permet de mesurer le degré de maîtrise Ernst qui au niveau de l'art le montage. Ils avaient été exposés, en 1936, à Madrid, à l'initiative de Paul Eluard. Ils le sont enfin à nouveau, à l'Albertina Museum de Vienne, prêtés par l'Isidore Ducasse Foundation de New York, qui abrite la collection de Daniel Filipacchi. Exhaustive, présentant même quelques collages qu'Ernst n'a pas retenus pour la publication, l'exposition est un modèle du genre. Elle s'ouvre sur une séquence explicative qui laisse rêveur. Des collages y sont présentés en compagnie des planches dans lesquelles Ernst a découpé une femme nue, un naufragé, un bord de rivière ou un intérieur bourgeois. La subtilité avec laquelle il agence les images, les fait glisser les unes dans les autres et les suture est telle que l'oeil perçoit une unité parfaite là où règne l'hétérogénéité. L'hybridation, le renversement sens dessus dessous, les ruptures imperceptibles d'échelle font surgir des scènes où l'irréel semble naturel. Ernst rend le fantastique non seulement crédible, mais normal.

Ce monde en noir et blanc vit dans la peur et la rage. Les catastrophes y sont fréquentes, les crimes aussi. Les meurtriers ont des têtes de fauves ou d'oiseaux. Les héroïnes sont alternativement menaçantes et accablées - et dénudées le plus souvent. Cette chronique des fantasmes et des angoisses fascine si bien que, sortant des salles, on est tout surpris que les hommes n'aient pas des mufles de lion et que les Viennoises ne se promènent pas nues.

Max Ernst", Albertina, Albertina Platz 1, Vienne. Tél. : 00-43- (0) 1-534830. De 10 heures à 18 heures ; mercredi jusqu'à 21 heures. Jusqu'au 27 avril. 9,50 €.
Philippe Dagen

Bibliographie : Max Ernst 1891-1976 : Au-delà de la peinture de Ulrich Bischoff

 

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